Retour sur l'épisode 1

Soumis par Sylmenas le mer 15/03/2017 - 18:00
Vignette

Cavaillon ou le piège de Répus

La partie sur Cavaillon fait suite à l'émergence de l'univers d'où le faible déroulement de l'histoire. Il n'en reste pas moins que c'est en totale l'improvisation que cette histoire de piège est créée :

Sakura m'explique qu'elle est en train de charger son camion pour aller vers le territoire des « hommes-cafards ». OK :

  • Pourquoi elle y va ? Pour faire du troc et que c'est une sorte de monopole commercial qu'elle a car elle sait ne pas se faire tuer par eux.
  • Pourquoi elle seule peut y aller ? Parce qu'elle a rencontré Omie pendant qu'elle désossé une carcasse de voiture et qu'elle a pu lui montrer comment démonter le rétroviseur. Du coup, elle échange des objets manufacturés contre de la nourriture car les « hommes-cafards » règnent sur un territoire d'ancien arbres fruitiers.

L'idée me vient de lui proposer un chargement spécial. Qui lui a proposer ? Pourquoi elle ?

Le fait que ce soit une transaction officieuse me plait et du coup Sakura en profite pour obtenir des armes qu'elle n'a pas. Ce sera la paiement de la livraison. Mais Su elle y va, c'est que Répus prévoit de ne pas la payer d'où l'idée du traquenard et l'annonce d'emmerdes à venir.

En même temps, mon intention est de sonder les réactions du personnage face à du mystère, des objets de valeurs ou de la violence pour trouver des leviers pour faire bouger les personnages (offrir des opportunités avec ou sans prix : comme dans les gravats de l'hôpital). Manifestement Sakura fuit la violence comme la peste (l'absence d'arme de gros calibre y est pour quelque chose) mais les objets de l'Âge d'Or est un appât pour elle (il fallait voir l'hésitation et la tentation auxquelles Sakura était en lutte).

Elle aurait pu chercher à le garder, chercher à connaître le destinataire de la livraison car un objet d'une telle valeur ne transite pas officieusement pour rien(avec à la clé des intrigues politiques[1]). Non, c'est un personnage profondément égoïste qui ne cherche qu'à sauvegarder ce qu'elle a (atelier et acolytes) et qui est obsédé par les machines et le bricolage[2].

On peut voir mon travers pour les combats car n sachant pas où cela aller mener, j'ai proposer un affrontement que Sakura à éviter. Toutefois devant l'annonce du combat, Sakura a d'abord chercher à évaluer ses adversaires puis à opter pour la fuite. Cela m'a permis de mettre fin à la première session.

Trois et l'hôpital

L'objectif de la deuxième est de connaître encore un peu plus l'univers et de voir émerger des menaces ou des éléments perturbateurs pour la suite des aventures.

Cette fois le combat n'est pas venue de mon côté mais de la part du joueur qui à jouer à fond le lien entre Urumi et Sakura. Pour ma part, je chercher à faire de la négociation entre cet électron libre de Trois (créé ainsi par l'avalanche de questions posées :

  • Pourquoi Sakura s'en méfie-t-elle ? Parce qu'il semble cacher son jeu, son regard montre une intelligence supérieure
  • En quoi est-il dangereux maintenant ? Il n'y a pas Rhum, le chef du clan et tout le monde vous regarde

La réaction de violence qu'il y a eu dans l'histoire vient aussi peut-être du fait que la fuite était impossible car le van était en panne. Dès lors, après la solution de la fuite, il ne reste plus que la violence[3]. Et les priorités de Sakura apparaissent

  1. Son véhicule (en raison de la possibilité de fuir ;
  2. Sa violence sans retenue lors de menace physique ;
  3. Le secours de l'ultra-violence d'Urumi lorsque Sakura est en danger.

Fatigué par l'heure avancée de la soirée et les multiples rebondissements de l'histoire je ne savais pas comment finir la session. Grand merci au joueur de Sakura d'avoir introduit tant de rebondissement (à coup de 6-) qui seront exploités avec mes gros doigts de MJ. Je réutilise donc une tentative d'intrigue politique avec la blessure quasi-mortelle d'Omie. Mais cela laisse froid Sakura. Par contre, l’appât des objet de l'Âge d'Or est utilisé une nouvelle fois et Sakura mord à l'hameçon. C'est ainsi qu'elle se voit contrainte d'acheter Do pour couvrir ses arrières et Do devient un futur élément perturbateur de l'équilibre des quatre filles.

Conclusion

Si j'tilise le découpage en scène introduit lors du premier exercice du MJ, je découperai l'histoire en trois scènes :

  1. L'intérieur du van - scène d'enquête avec peu d'interaction avec des PNJs ;
  2. La place centrale de Gordes - scène de combat avec un PNJ ;
  3. L'hôpital - scène de négociation avec plusieurs PNJ.

Je n'ai fait que trente pourcent de scène de combat et c'est d'ailleurs un combat qui n'est pas de mon initiative. Je suis content de ce résultat. À voir par la suite des épisode, ce que cela donne.

Notes

[1] Peut-être plus tard

[2] En même temps, c'est l'archétype du machiniste.

[3] C'est d'ailleurs un comportement animal : en situation de danger, l'animal fuit. S'il ne peut pas, il attaque. Sinon il fait le mort.

JdR joué